Comment identifier le secteur de traduction pertinent ? Le choix dépend de la finalité du document, de ses lecteurs, de son cadre d’utilisation et des informations qui doivent rester exactes. Lipsie intervient dans les domaines médical, juridique, industriel, logiciel et SaaS, cybersécurité, HSE, financier, communication, édition, art et culture. Pour chacun, la terminologie, les sources à consulter et les points de contrôle sont définis à partir des documents concernés.
Un même projet peut relever de plusieurs secteurs et mobiliser différentes fonctions de l’entreprise. Dans ce cas, les fichiers sont traités comme un corpus unique : noms de produits, versions, données techniques, termes métier et références communes sont harmonisés, tandis que chaque contenu est soumis aux compétences et aux responsables de validation correspondant à son usage.
Quel est l’usage réel du document ?
Sa finalité, ses lecteurs et son cadre d’utilisation orientent le choix du secteur
Quels éléments ne doivent pas varier ?
Termes métier, données, références et informations soumises à validation
Le corpus croise-t-il plusieurs secteurs ?
Documents liés, versions et dénominations sont coordonnés à l’échelle du projet
Médical. Protocoles et rapports cliniques, dossiers pharmaceutiques, dispositifs médicaux, pharmacovigilance, publications scientifiques et informations aux patients ne s’adressent pas aux mêmes lecteurs. La traduction doit conserver les indications, populations, dosages, unités, résultats et références produit, tout en employant un niveau d’explication adapté aux autorités, professionnels de santé ou patients.
Juridique. Contrats, statuts, procurations, décisions de justice, certificats et pièces administratives reposent sur des définitions, obligations, exceptions et renvois précis. Leur destination détermine également la formalité requise : traduction simple, certifiée ou assermentée, légalisation ou apostille.
Industrie & équipements. Manuels de machines, notices, fiches techniques, procédures de maintenance et dossiers de conformité doivent permettre d’identifier le bon équipement, sa variante et les opérations à effectuer. Références, composants, paramètres, unités, avertissements et étapes d’intervention doivent coïncider dans les textes, tableaux, schémas et interfaces.
Logiciels & SaaS. Interfaces, applications, plateformes cloud, API, centres d’aide et notes de version associent du texte visible à des variables, commandes, chemins, balises et données structurées. Le périmètre de localisation précise ce qui peut être traduit, ce qui doit rester inchangé et la manière dont chaque chaîne se rattache à une fonctionnalité ou à une version.
Cybersécurité. Politiques de sécurité, plans de réponse aux incidents, analyses de risques, avis de vulnérabilité et documentation NIS2, DORA ou Cyber Resilience Act doivent identifier les systèmes, rôles, produits, versions, composants et mesures concernés. Les informations répétées sont comparées entre procédures, registres, notifications et communications aux utilisateurs.
HSE & Sécurité. Évaluations des risques, FDS, plans de prévention, procédures de travail, consignes d’urgence et rapports d’incident doivent indiquer clairement le danger, la mesure de maîtrise, la responsabilité et l’action attendue. Substances, classifications, seuils, pictogrammes et équipements de protection sont contrôlés à partir des documents approuvés.
Finance. États financiers, rapports annuels, documentation bancaire ou assurantielle, communications aux investisseurs et procédures de contrôle contiennent des données qui doivent rester comparables d’un exercice, d’un tableau et d’une langue à l’autre. Montants, indicateurs, périodes, définitions et principes comptables sont rapprochés des sources validées.
Communication. Sites, campagnes, communiqués, présentations et contenus de marque sont adaptés aux questions, au vocabulaire et aux parcours de recherche du public local. Le travail porte sur les titres, l’argumentation, les requêtes visées, la terminologie produit et le maillage interne, sans appauvrir ni déplacer l’information utile.
Édition. Livres, essais, revues, ouvrages illustrés et éditions critiques imposent une continuité de voix, de registre et de rythme sur l’ensemble du texte. Notes, citations, bibliographies, index, légendes et éléments de mise en page sont traités avec le corps de l’ouvrage afin de préserver sa logique éditoriale.
Art & culture. Catalogues, textes d’exposition, notices d’œuvres, archives, parcours muséaux et audioguides doivent rester fidèles aux sources tout en étant lisibles par le public visé. Titres, attributions, datations, techniques, provenances et références sont vérifiés, puis le degré d’explication est ajusté au support et au contexte de visite.
Le secteur se définit à partir de la nature du contenu, de l’usage prévu, des lecteurs, des règles applicables et des données à contrôler. Un mode d’emploi de dispositif médical peut ainsi réunir des contenus médicaux, techniques, logiciels et juridiques. Les dix secteurs ci-dessous permettent de repérer les documents concernés et de déterminer les compétences à associer au projet.
Un corpus est multisectoriel lorsque ses documents n’ont ni la même fonction, ni les mêmes lecteurs, ni les mêmes exigences de validation. Son classement repose donc sur le contenu de chaque fichier, son usage prévu, les personnes qui doivent l’exploiter et les données qui engagent l’entreprise. La documentation d’un dispositif médical connecté peut, par exemple, mobiliser des compétences en médical, industrie & équipements, logiciels & SaaS, cybersécurité et juridique.
D’autres combinaisons sont fréquentes. Un rapport destiné aux investisseurs peut associer finance, juridique et communication. La documentation d’une installation industrielle peut réunir industrie & équipements, HSE & sécurité, logiciels & SaaS et cybersécurité. Pour une exposition internationale, les contenus peuvent relever à la fois de l’art & culture, de l’édition et de la communication.
Avant la traduction, Lipsie cartographie les fichiers liés, leurs destinataires, les termes partagés, les données reprises dans plusieurs documents et les responsables de leur validation. Chaque contenu est ensuite confié aux compétences sectorielles requises, tout en restant rattaché au produit, au projet ou à la publication dont il fait partie.
Le contrôle commun porte sur les noms de produits et d’organisations, les rôles, les versions, les obligations, les risques, les valeurs, les dates et les renvois entre fichiers. Une même donnée conserve ainsi le même sens dans les documents médicaux, techniques, juridiques, financiers ou publics. La validation finale de chaque information métier reste assurée par la fonction compétente chez le client.